Contenu
Le terme « migrant(s) » est utilisé sans distinction entre les sexes. De nombreux jeunes migrants (âgés de 13 à 25 ans) demandent aujourd'hui l'asile en Suisse. Ces jeunes sont confrontés à de nombreuses difficultés pour s'intégrer dans la société, notamment pour des raisons linguistiques. Cela rend difficile l'accès à une formation professionnelle initiale (CFC). Nous souhaitons nous intéresser en particulier aux jeunes titulaires d'un permis N. Ce permis est délivré pendant la procédure d'asile et est valable pour la durée de celle-ci. Notre souhait est de leur faciliter l'accès à une formation et son achèvement. Concrètement, nous souhaitons : - leur garantir le maintien du permis N pendant toute la durée de la formation et ne pas faire dépendre la décision de leur renvoi d'une majorité, mais de la fin de leur formation. Une motion en ce sens (15.3127 Jacques Bourgeois) a été déposée et sera prochainement votée dans les chambres ; - garantir l'accès des jeunes migrants aux classes d'intégration ainsi qu'à l'orientation scolaire et professionnelle dans tous les cantons ; - simplifier les procédures administratives nécessaires à l'embauche de jeunes migrants. Il est en outre indispensable d'informer les personnes concernées (employeurs et employés) sur le droit en vigueur.
Motif
D'une part, ces mesures seraient bénéfiques pour la Suisse et l'économie : rien ne coûte autant à la société que les personnes qui dépendent de l'aide sociale. Il faut savoir que 70 % des réfugiés titulaires d'un permis N ou B (après avoir obtenu un permis de séjour) perçoivent l'aide sociale. Pour éviter ce problème, nous devons permettre aux jeunes demandeurs d'asile de suivre une formation afin qu'ils deviennent des personnes économiquement indépendantes qui n'ont pas besoin de l'aide sociale ! D'autre part, ces mesures seraient avantageuses pour les demandeurs d'asile : ils auraient accès à une formation qui leur offrirait de meilleures perspectives d'avenir en Suisse ou à l'étranger. Le fait d'exercer une activité professionnelle à temps plein favoriserait leur intégration. En conclusion, on peut dire que notre déclaration représente un grand pas en avant pour tous les composantes de la société suisse : sur le plan économique, social et humain. Améliorer les chances en matière de formation, c'est améliorer l'avenir de tous les jeunes !